J’ai un travail fabuleux – Saison 2, épisode 1

J’avais promis, le temps a passé, maintenant je fais.

Le 28 mars, après un an tout juste de galères, de crises de nerfs et de gros fou-rire (nerveux ou pas), j’ai fait mes adieux à Disco (et accessoirement à Magic, du coup), pour voguer vers de nouvelles aventures passionnantes. (J‘en avais parlé ici).
Parce qu’à peine une semaine après l’annonce de mon départ, je passais un entretien pour une nouvelle mission. Et j’ai été prise.

Donc dès le 31 mars au matin j’étais accueillie chez TopGun par celle que je devais remplacer. Et ça commence plutôt bien : locaux super classe (je suis à 3mn à pieds du Disney Store parisien, pour situer l’affaire), le café/thé/chocolat est gratos, j’ai un PC portable et un badge 25mn après mon arrivée, on peut faire du télétravail…
La classe, faut avouer.

Mais pas pour longtemps.

Le boulot est un boulot de secrétariat.

Entendons-nous bien : je n’ai RIEN contre les secrétaires très loin s’en faut. Simplement là, c’est en dessous de tout de tout. D’ailleurs ce n’est même pas un boulot de secrétaire en réalité, ni même de stagiaire, en fait. C’est une grosse régression de fonctions et de responsabilités, et je l’ai mal, très mal vécu.

Le 31 mars je pensais rester 1an.
Le 1er avril c’était devenu « ouais ben en décembre, je commence à voir pour dégager ».
Le 2 avril, c’était septembre.
Le vendredi 4 à 11h je voulais même pas revenir le lundi 7…

En gros 80% de mon temps je vais sur un outil de ticketing bricolé maison avec du sctoch et de la ficelle (c’est une sorte de gros fichier Excel bien habillé mais moins bien qu’excel) et je note dans une case « MonPrénom : OK DSI », puis je clique sur un bouton.
Et c’est tout.
Voilà.

Donc oui comparé aux 2 années précédentes c’est une grosse redescente. Même par rapport à mon dernier poste chez Violetta d’ailleurs ! J’avais plus de responsabilités que là, c’est vous dire !

J’ai donc passé un coup de fil furax à Bisounours mon nouveau manager qui m’a rassurée : non, ce n’est pas une régression punitive, non, je ne resterai pas là si rien ne change (de gros trucs sont prévus mais c’est très politique aussi, je vous raconterai dans un autre épisode), et oui, le but c’est bien de faire une place pour nous et virer ceux qui sont là.
Poussée par le ras-le-bol et la désolation de la première semaine, j’ai vidé mon sac (je n’étais plus à ça près sur le moment) et j’ai parlé de mon salaire, aussi. Des secrétaires d’auto-école engagées au même tarif que moi sans aucune qualif informatique, qu’on aura du mal à replacer sur d’autres missions, alors que j’ai un diplôme, 3 ans d’étude dans notre domaine, et une expérience technique de terrain.
J’ai eu une rallonge.
Deux semaines après je n’en reviens toujours pas. Je ne me plains pas attention ! Mais bon dans les SSII, les hausses de salaire c’est rare, et comme j’ai eu la mienne, encore plus !

Finalement, je me suis faite arrêter de mercredi à fin de la semaine dernière pour soigner ma sinusite et mon début de truc plus  costaud et me reposer un peu, après la montée puis la brusque descente de stress de la 1ère semaine.
Je suis revenue lundi, pas super motivée mais quand même. J’ai reparlé à Bisounours mercredi matin. On a re-discuté, mais un peu plus dans le calme, et on a mis au point un plan d’action digne d’un clan ninja des temps modernes.

Conclusion de tout ça ? Je suis Richelieu aux commandes d’uns sous-marin suisse. Et je ne crains personne. ❤

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